Quand l’Assemblée nationale se trompe, ce sont les Français qui en payent les pots cassés.

Quand l’Assemblée nationale se trompe, ce sont les Français qui en payent les pots cassés.

INTERVIEW – Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI et co-président du groupe UDI, Agir et Indépendants à l’Assemblée nationale a lancé un « rappel à la raison » sur franceinfo mardi 5 juin 2018. Les présidents des groupes à l’Assemblée dénoncent un rythme de travail trop intense. LIRE L’INTERVIEW SUR FRANCEINFO: Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI et co-président du groupe UDI, Agir et Indépendants à l’Assemblée nationale lance un « rappel à la raison » sur franceinfo mardi 5 juin 2018, alors que les présidents des différents groupes à l’Assemblée dénoncent le rythme trop intense des trois dernières semaines. « Quand on siège une journée entière, c’est douze à treize heures par jour de 9h du matin à 1h du matin et ça fait 15 jours sans discontinuer, sans un jour de repos », a-t-il expliqué. Une situation « pas supportable » et ce « sont les Français qui en payent les pots cassés ». franceinfo : La conférence des présidents, qui rassemble les présidents de groupe, s’est réunie et a décidé que l’Assemblée nationale ne siégerait pas un troisième week-end consécutif. Est-ce une forme de mutinerie ? Jean-Christophe Lagarde : C’est une forme de rappel à la raison. Quand on siège une journée entière, c’est douze à treize heures par jour de 9h du matin à 1h du matin et ça fait 15 jours sans discontinuer, sans un jour de repos. Pour les parlementaires, pour leurs collaborateurs, pour les services de l’Assemblée nationale ce n’est plus supportable, acceptable, mais surtout on finit par mal travailler. Quand l’Assemblée nationale se trompe, ce sont les Français qui en payent les pots cassés. Pensez-vous que ce rythme a porté préjudice à l’examen de certains textes ? Evidemment que cela porte...