La France des banlieues et de la ruralité veut qu’on lui garantisse l’égalité des chances.

La France des banlieues et de la ruralité veut qu’on lui garantisse l’égalité des chances.

Discours de Jean-Christophe Lagarde Versailles, le 9 juillet 2018 | Seul le prononcé fait foi Monsieur le président du Congrès, Monsieur le président du Sénat, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et messieurs les Ministres, Chers collègues parlementaires, C’est donc la seconde fois depuis son élection que le Président de la République convoque le Parlement en Congrès. Si cet évènement qu’il veut rendre traditionnel suscite à nouveau la polémique depuis plusieurs jours, c’est sans doute du au fait qu’il n’y a que dix ans que la Constitution en offre la possibilité et que l’exercice peine encore à trouver sa place dans la geste Républicaine. C’est si vrai que finalement, l’écho médiatique qui en parvient aux français fait bien plus de place à ceux qui décident de le boycotter qu’à ceux qui choisissent de s’y exprimer. Et je sais de quoi je parle. Mais puisque le Chef de l’Etat veut en faire un rendez-vous récurent, tâchons qu’il soit un moment solennel qui nous oblige à la responsabilité et à prendre de la hauteur. Avant tout, je tiens à exprimer notre regret de ne pouvoir répondre directement au Président de la République en sa présence. Nous défendrons d’ailleurs un amendement au projet de loi constitutionnelle pour lui permettre de rester dans cet hémicycle après s’être adressé à la représentation nationale, et de nous répondre s’il le souhaite. Sinon, le lieu, Versailles, la pompe et le protocole font trop penser à une monarchie républicaine, dont certes nos concitoyens raffolent, mais qui nous éloigne d’une démocratie moderne et vivante. En attendant, c’est à vous Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, et...
Migrations : encore une fois, l’Europe s’en sort de justesse, dans un accord a minima

Migrations : encore une fois, l’Europe s’en sort de justesse, dans un accord a minima

Communiqué de Jean-Christophe Lagarde Paris, le 29 juin 2018 Encore une fois, l’Europe s’en sort de justesse, dans un accord a minima, alors que son rôle devrait justement être d’anticiper les crises et non de réagir à la pression des événements.   Ce n’est pas l’Europe qui échoue sur les migrations depuis cinq ans puisque ce sont le Etats qui refusent de lui en donner la responsabilité. Je salue, néanmoins, le premier pas que constitue cet accord en faveur de la création de « centres contrôlés » aux portes de l’Europe. C’est une première prise de conscience que les Etats ne peuvent répondre isolément à la crise migratoire.  Mais il faudra aller rapidement plus loin en créant un Ministère Européen des Migrations (MEM). Il devra être chargé : – de protéger nos frontières par la création d’un véritable corps européen de garde-côtes et de garde-frontières ; – de la gestion de « centres d’accueil » hors du territoire européen, sur le continent d’origine, pour qu’ils puissent être réellement efficaces et éviter ces traversées dans des conditions inhumaines ; – d’organiser l’accueil des étrangers en conservant pour chaque État le droit de fixer le nombre qu’il souhaite accueillir et les critères de visa ; – d’unifier les critères du droit d’asile qui doivent être les mêmes dans tous les pays européens ; – et de supprimer la liberté d’installation pour les étrangers non communautaires, car il n’est pas possible qu’un étranger ayant obtenu un visa dans un pays puisse ensuite s’installer dans tous les autres de l’Union. Nous ne pouvons plus rester au milieu du gué. Les Etats membres ne peuvent plus gérer seuls...
Les 9 missions stratégiques que nous allons devoir remplir pour une Europe puissante

Les 9 missions stratégiques que nous allons devoir remplir pour une Europe puissante

TRIBUNE DE JEAN-CHRISTOPHE LAGARDE – Nous poursuivrons le dialogue avec tous ceux qui partagent notre diagnostic et nos ambitions.   LIRE LA TRIBUNE SUR LE HUFFINGTON POST   Après l’effondrement du Mur de Berlin et de l’ensemble du bloc soviétique, l’Europe a raté la chance historique qui était la sienne de donner un nouvel élan à la construction européenne. L’Europe qui s’est relevée des guerres et de la barbarie de la première moitié du XXe siècle en inventant un modèle unique de coopération entre nations, nous apporté paix et croissance. Mais elle n’a pas su retrouver le même souffle et saisir l’occasion de devenir la puissance qu’elle devrait être. Elle s’est rabougrie dans une vision administrative et pusillanime de ses missions. Par manque de vision, elle accompagne et subit, aujourd’hui, une mondialisation qui nous impose des intérêts et des modèles économiques et sociaux aux antipodes de ceux que l’humanisme européen a fait émerger au cours des siècles. Tandis que les populistes de tous bords trouvent de plus en plus d’écho auprès de nos concitoyens déboussolés, la responsabilité des gouvernements nationaux, au cours des dernières décennies, est immense. Car plus les voix des europhobes portent haut, moins les dirigeants nationaux défendent l’étendard européen. Chaque fois qu’une mesure impopulaire est prise, ils brandissent l’Europe comme bouc-émissaire, pour s’exonérer de leurs propres responsabilités. Aucun d’entre eux n’a été capable de fixer des perspectives fédératrices. De petites lâchetés en grands renoncements, le plus beau projet politique porté sur notre continent se détisse sous nos yeux. Nos concitoyens ont fini par croire que nos échecs collectifs étaient imputables à « trop d’Europe » alors même que c’est...
Le chemin des réformes sur lequel la France s’est engagée doit être poursuivi.

Le chemin des réformes sur lequel la France s’est engagée doit être poursuivi.

Communiqué de Jean-Christophe Lagarde Paris, le 15 avril 2018 Près de trois heures d’interview souvent peu audibles qui n’auront pas permis au Président de la République de répondre aux questions que les Français se posent parce qu’il aura dû ferrailler avec deux journalistes ayant cédé parfois à la tentation militante. Un exercice à ne pas renouveler. Qu’en garder sur le fond ?  Nous conservons la certitude que le chemin des réformes sur lequel la France s’est engagée doit être poursuivi. Plus que jamais, pour que celles-ci soient menées à bien, Emmanuel Macron doit se soucier que les fruits des efforts demandés aux Français profitent équitablement à chacun d’entre eux. Le premier de cordée n’a de légitimité que parce que toute la cordée est tirée vers le haut.  C’est avec cet impératif de justice sociale et avec vigilance que l’UDI abordera les réformes du cinquième risque, des retraites et de l’hôpital annoncées ce soir par le Président de la...
Nous soutenons Emmanuel Macron dans sa décision de frappes militaires contre le régime syrien.

Nous soutenons Emmanuel Macron dans sa décision de frappes militaires contre le régime syrien.

Communiqué de Jean-Christophe Lagarde Paris, le 14 avril 2018   #Syrie Nous soutenons @EmmanuelMacron dans sa décision de frappes militaires contre le régime syrien pour détruire ses capacités à produire et employer des armes chimiques. Reste à construire une solution politique. @UDI_off aux côtés de nos armées.🇫🇷 — Jean-Christophe Lagarde (@jclagarde) 14 avril 2018 Le régime syrien se joue depuis trop longtemps du droit international et des résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU en frappant son propre peuple dans une indécente impunité. C’est l’honneur de la France d’être à la hauteur du rôle singulier et historique qui est le sien et d’avoir pris l’initiative, au côté des démocraties américaine et britannique, d’exercer des frappes aériennes ciblées sur l’arsenal chimique syrien. Nos compatriotes doivent comprendre que l’objectif prioritaire de la France en Syrie qui demeure l’éradication définitive de Daech ne s’oppose avec notre devoir international de protéger les populations civiles. Ils sont complémentaires et participent ensemble au retour de la paix dans cette région. En cette circonstance l’UDI réaffirme son soutien à nos forces...